
Lyon, Bordeaux et Nice, villes les plus « coffee-friendly » de France : le classement LPDJ Insight
À l’occasion de la Journée internationale du café, le 1er octobre, LPDJ Insight a classé douze villes françaises selon la qualité et la notoriété de leurs coffee shops, à partir des données Google Maps. Lyon, Bordeaux et Nice terminent à égalité de points en tête du classement. Paris, dont les établissements sont de loin les plus commentés, se classe quatrième. Aix-en-Provence ferme la marche avec la note moyenne la plus basse du panel.
L’essentiel
- Lyon, Bordeaux et Nice se partagent la tête avec 6 points chacune. Lyon est départagée par sa note, la meilleure du trio.
- Montpellier obtient la meilleure note pondérée du panel (4,63/5) mais ne termine que 5e, faute de notoriété.
- Les cafés parisiens recueillent une médiane de 1 175,5 avis, soit 2,7 fois plus qu’à Nice, deuxième sur ce critère.
- Aix-en-Provence termine 12e, pénalisée par la note la plus basse de l’échantillon (4,35/5).
La consommation de café en France en quelques chiffres
- +74% de coffee shops en France entre 2010 et 2025, porté par l’essor du café de spécialité (Savills).
- 6e rang mondial et 2e rang européen pour la France en valeur de vente (Syndicat français du café).
- 81% des Français déclarent consommer du café chaque jour (sondage OpinionWay pour Delta Cafés, juin 2025).
- 27,5 milliards de tasses consommées en 2025 (Worldpanel by Numerator).
- 2,1 milliards d’euros : le poids du marché hors domicile, quasi stable sur un an à -0,5% (Néorestauration).
Selon Bpifrance, cette stabilité s’explique par la montée des coffee shops indépendants, qui captent une partie des pauses café auparavant prises au restaurant.
Le classement complet des 12 villes

Points : somme des rangs obtenus sur chaque critère (le score le plus bas est le meilleur). En cas d’égalité, la note pondérée départage les villes.
Lyon, Bordeaux et Nice : un trio de tête à égalité
Les trois premières villes obtiennent le même score avec des profils complémentaires. Lyon affiche la meilleure note du trio (4,61) et Nice la meilleure notoriété (441 avis en médiane).
Bordeaux se distingue par sa régularité. C’est la seule ville du panel classée dans le top 3 sur les deux critères à la fois : troisième sur la note (4,59), troisième sur la notoriété (424 avis).
La note pondérée servant à départager les ex aequo, Lyon prend la première place, devant Bordeaux et Nice.
Paris et Montpellier, deux profils opposés
Paris doit sa quatrième place à un seul critère. La médiane d’avis de ses cafés (1 175,5) dépasse de très loin celle de toutes les autres villes du panel. Leur note pondérée (4,52) se situe en revanche exactement dans la moyenne de l’échantillon, au septième rang.
Montpellier présente le profil inverse : la meilleure note du classement (4,63), mais une notoriété parmi les plus faibles (325 avis en médiane, 10e rang). Elle termine cinquième.
Ces deux cas le montrent : notoriété et satisfaction ne vont pas nécessairement de pair. Les cafés les plus commentés ne sont pas forcément les mieux notés, et inversement.
Milieu et bas de classement
Toulouse (6e) et Marseille (7e) totalisent le même score (13 points), Toulouse l’emportant grâce à une note légèrement supérieure (4,57 contre 4,55). Lille (8e) affiche des résultats proches de la moyenne sur les deux critères.
Strasbourg (9e) illustre les limites de la notoriété seule. Cinquième sur la médiane d’avis (392,5), la ville présente la deuxième note la plus basse du panel (4,42).
Nantes (10e) enregistre la médiane d’avis la plus faible du classement (203,5), alors que sa note (4,50) reste proche de la moyenne. L’offre y est correctement notée, mais moins commentée qu’ailleurs.
Rennes (11e) et Aix-en-Provence (12e) terminent à égalité de points. Aix-en-Provence hérite de la dernière place en raison de la note la plus basse de l’échantillon (4,35), Rennes combinant de son côté la deuxième notoriété la plus faible (257,5 avis) et une note inférieure à la moyenne (4,47).
L’écart de note entre la ville la mieux notée et la moins bien notée reste toutefois limité : 0,28 point, toutes les villes du panel dépassant 4,3/5.
Méthodologie
Cette analyse a été réalisée par LPDJ Insight à partir de données collectées via l’API Google Maps en septembre 2026. Le panel de douze villes a été constitué en croisant de grandes métropoles et des villes de taille moyenne réputées pour leur scène café.
Chaque ville a été étudiée sur la base des 60 établissements les plus pertinents recensés par Google pour la requête « coffee shop », ce plafond correspondant à une limite technique de l’API. Les résultats reflètent donc les cafés les plus visibles selon Google plutôt qu’un recensement exhaustif. Cette limite s’applique de façon homogène aux douze villes, et les résultats peuvent inclure des enseignes de chaîne.
Deux critères ont été retenus, avec un poids équivalent :
- la note moyenne pondérée par le nombre d’avis de chaque établissement ;
- la médiane du nombre d’avis par établissement. Une fois les 60 cafés d’une ville triés du moins au plus commenté, il s’agit de la valeur située au milieu de ce classement. Cet indicateur est préféré à la moyenne pour limiter l’effet d’un ou deux établissements exceptionnellement populaires.
Chaque ville reçoit un rang de 1 à 12 sur chaque critère. Le score final correspond à la somme de ces deux rangs, le plus faible étant le meilleur. En cas d’égalité, la note pondérée départage les villes.
Le nombre de cafés par habitant n’a pas été retenu : le plafond de 60 résultats imposé par l’API aurait rendu ce ratio proportionnel à la seule population de chaque ville, et non à son offre réelle.
Le détail des données collectées, ville par ville, peut être transmis sur demande.
Sources
- Syndicat français du café, données Worldpanel by Numerator : Au cœur du CHR
- Syndicat français du café, marché hors domicile : Néorestauration
- Sondage OpinionWay pour Delta Cafés, juin 2025 : Le Monde de l’épicerie fine
- Analyse du marché des coffee shops : Savills
- Analyse du secteur des coffee shops : Bpifrance, Big Média
- Données de classement des villes : collecte LPDJ Insight via l’API Google s, septembre 2026